
Enrique Díaz-Barceló, employé BNP Paribas Espagne est chargé de gérer les relations entre les compagnies d’assurance espagnoles et les banques étrangères implantées en Espagne. Il a bénéficié, dans le cadre d’Apoyamos tus ideas 2008, projet Coup de Pouce de BNP Paribas Espagne, d’un financement destiné à soutenir son engagement en faveur de la mission Missioneros Combonianos.
1. Qu’est-ce qui vous a poussé, personnellement, à vous engager en faveur de ce projet ?
Le père en charge de cette mission a fait ses études d’ingénieur avec moi, il y a quelques années. Nous sommes restés en contact par la suite. Nous avions l’habitude de nous retrouver lorsqu’il rentrait en Espagne pour quelques jours, généralement tous les 5 ans. J’ai vu les photos qu’il avait prises, je l’ai écouté parler pendant des heures de la vie que mènent ces enfants. Ces récits m’ont touché et m’ont incité à m’engager en faveur de cette mission. A tel point que je nourris aujourd’hui le projet de lui rendre visite et d’apporter mon aide sur le terrain prochainement.
Concrètement, mon projet consistait, pendant une année, à aider 40 enfants orphelins de la mission sud-africaine de Waterval à se nourrir.
La mission Missioneros Combonianos, qui couvre une large zone située dans le nord-est de l’Afrique du Sud, est implantée dans le parc national Kruger, à proximité de la frontière avec le Mozambique et le Swaziland. L’action de la mission Combonianos ne se cantonne par à une ville ou un village, à l’instar des missions traditionnelles : les gens vivent dans des huttes (telles qu’on peut en voir sur les photos). Il n’y a ni rue, ni route dans les environs. La mission a déjà créé un jardin potager et un verger, le projet contribuera à fournir les suppléments de protéines nécessaires à ces enfants.
Suite à notre implication, un groupe d’hommes originaires de la zone a débuté la construction d’une salle à manger destinée à ces enfants, de plus, aujourd’hui, des mères de la région s’investissent aussi en s’occupant des petits orphelins. Le fait qu’ils ne constituent plus (tout au moins pour un an) un fardeau économique pour cette région favorise considérablement leur intégration à la communauté.
Diriez-vous que ce projet constitue une contribution au développement durable pour les populations qui en bénéficient?
Bien entendu ! En plus d’être nourris, ces enfants bénéficient aujourd’hui des soins attentifs de mères généreuses et d’une éducation assurée par la mission, ce qui permet de leur préparer un avenir décent. Malheureusement, les moyens financiers ne dureront qu’une année, après quoi il nous faudra nous tourner vers d’autres sources de financement afin de poursuivre le projet.
3. Quels sont les principaux besoins de l’association aujourd’hui, et comment convient-il d’y répondre ? Les missions religieuses ont contribué à une certaine prise de conscience au fil des siècles. Quoi qu’il en soit, l’essoufflement du sentiment religieux dans les pays industrialisés a entraîné un déclin de l’intérêt et des financements. Même lorsqu’on se trouve en présence de vocations (souvent mises en œuvre avec l’aide temporaire de membres des ONG), il est impossible de répondre sans financements supplémentaires aux besoins de certaines régions, tant ils sont immenses.
Je parle souvent de ces projets autour de moi, et je montre les photos que mon ami a apportées lors de sa dernière visite à Madrid
Les gens comprennent l’importance du projet et admirent mon ami pour son dévouement absolu, mais ils ont bien souvent le sentiment – à tort – que leur petite contribution directe ne fera aucune différence ; ce qui est totalement faux dans le cadre de ce projet.







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