C’est à Katmandou, Népal, que nous avons pu rencontrer plusieurs micro-entrepreneurs, nous avons écouté leurs histoires, leurs témoignages :

Nous avons rencontré Sarita Tuladhar dans l’atelier Swoniga Design de son entreprise spécialisée dans la confection de vêtements en Pashmina. Avec l’aide du programme SMElink (programme de soutien technique et de formation en gestion d’entreprise) de PlaNet Finance, elle a pu se rapprocher de certains clients à l’international. Cette formation lui a permis d’avoir une meilleure gestion de son activité et de faire bénéficier ses acquis à ses employés. Elle nous a exposé son objectif : « J’emploie aujourd’hui 30 à 40 personnes. Plus mon activité se développera et plus je pourrai embaucher des gens de la région ».
Sarita a reçu cette année l’Award du meilleur micro-entrepreneur népalais par PlaNet Finance.

Bijava Pradhan a suivi la même formation que Sarita et dirige Dream Nepal, un réseau d’agences qui promeut l’aventure touristique au cœur du Népal dans un esprit « éco-tourisme ».
« J’ai appris comment vendre les produits et services des entreprises, comment atteindre les marchés internationaux, comment minimiser l’impact sur l’environnement et comment satisfaire certaines normes de qualité », nous explique Bijava. Un soutien et des connaissances qu’il a bien envie aujourd’hui de partager autour de lui, amis, famille, collaborateurs …

Hari Sinchury travaille dans la fabrication de bijoux en argent et dirige aujourd’hui son entreprise « Sinchury Handcraft ». Pour débuter son activité, il a emprunté 20 000 roupies (environ 280 euros) auprès d’une coopérative de femmes (il a du passer par sa mère pour obtenir ce prêt !) et obtenu de l’aide de ses amis et de sa famille. Depuis l’obtention de ce prêt, son activité a pu augmenter de manière significative et il a pu créer des emplois pour des personnes dans des situations difficiles.
Il dispose aujourd’hui de revenus suffisamment élevés pour permettre à sa famille d’accéder à l’éducation et la santé. Hari est aujourd’hui plus confiant vis-à-vis de l’avenir : « Je pense être une success story de la microfinance ! ».

Rekha Aryal a crée Shashi’s Sweater Industries (production de vêtements en Pashmina), il y a 18 ans. La 1ère année, Rekha a emprunté 5 000 roupies (environ 70 euros) à une coopérative de femmes, puis la 2ème année 50 000 roupies (environ 700 euros) afin de mieux développer son activité.
Le principe de cette coopérative est simple et répandu : chaque femme dépose une somme d’argent tous les ans et si l’une d’entre elles a besoin d’un prêt, elle peut y avoir accès avec un faible taux d’intérêt. Pour celles qui n’empruntent pas, ce fond devient une épargne, puisque la somme commune augmente au rythme des intérêts payés. Il existe plusieurs centaines de milliers de coopératives au Népal qui possèdent chacune leur mode de fonctionnement et leurs conditions d’adhésion. La plupart sont réservées aux femmes, et toutes ces femmes peuvent à l’instar de Rekha ironiser : « Avant j’étais une femme d’intérieur, aujourd’hui je suis une femme d’affaire, c’est différent non ? ».

Ce fut très enrichissant et la convivialité des népalais n’est pas légendaire! Nous partons maintenant pour Pokhara, 200 km à vélo… A bientôt pour d’autres témoignages.