La mission Terre-Océan a débuté dimanche 18 octobre avec l’arrivée du voilier La Boudeuse dans le port de Fécamp. Depuis mercredi, le navire a mis les voiles pour Brest, où il s’arrêtera quelques jours avant de partir pour l’Amérique du Sud via le Cap vert, les Açores et le Sénégal.
Un peu d’histoire…et d’explications
Le navire choisi n’est pas un bâtiment océanographique classique, c’est La Boudeuse, une goélette de 46 mètres de longueur, à trois mâts, construite en 1916. Son capitaine n’est pas non plus un marin ordinaire. Aventurier, écrivain, Patrice Franceschi a baroudé un peu partout dans le monde, organisant des missions humanitaires, explorant les océans ou bouclant le premier tour du monde en ULM entre 1984 et 1987. Entre 2004 et 2007, l’explorateur était déjà parti autour du monde avec La Boudeuse, à la rencontre des « peuples de l’eau ».

Patrice Franceschi a placé sa nouvelle expédition sous le signe de Louis-Antoine de Bougainville, cet explorateur du dix-huitième siècle qui a parcouru les océans, jusqu’à Tahiti, sur une frégate baptisée La Boudeuse. Bougainville était alors le premier des navigateurs à emmener avec lui des « savants » – comme on disait en ce temps-là – et, de ce fait, le premier à s’aventurer sur les mers pour des raisons scientifiques et non pas simplement pour des objectifs commerciaux, politiques, économiques, militaires ou diplomatiques.
De plus, si l’expédition s’appelle Terre-Océan, c’est parce qu’elle s’intéressera à la fois aux mers et aux terres avec des objectifs différents : inventaire de la faune et de la flore, mesures océanographiques, études des déforestations sauvages, exploitation du caoutchouc, problèmes liés à la pollution des rivières au mercure, urbanisation sauvage, estimation des pollutions, montée des eaux, reportages sur les habitants des îles…
En bref : mesurer l’impact des activités humaines sur l’environnement marin et terrestre.
Soutenue par le ministère de l’Ecologie et BNP Paribas, cette mission à la fois scientifique et pédagogique s’achèvera en janvier 2011 avec l’ambition de sensibiliser le public à tous ces dégâts environnementaux.
Interview d’Antoine Sire, Directeur de la Communication BNP Paribas et Patrice Franceschi















Bonjour,
Avec l’arrêt de la Mission décidé par le capitaine, pouvez-vous nous dire où en est le partenariat avec BNP Paribas ? Continuez-vous à soutenir ce projet ?
Bonjour,
Merci pour votre question à laquelle nous sommes particulièrement sensibles étant partenaires de la Mission Terre-Océan et par ailleurs partenaires de La Boudeuse depuis de nombreuses années avec la Fondation BNP Paribas.
Vous écrivez que le « Capitaine a décidé de l’arrêt de la Mission ».
Si le financement de la Mission s’est en effet heurté à des difficultés, Patrice Franceschi écrit aujourd’hui dans le Journal de Bord : « Compte tenu des ouvertures possibles pour sauver le navire et rebâtir sa mission, La Boudeuse a quitté Fort de France à la Martinique le dimanche 18 juillet 2010 à 15h00″.
Nous souhaitons évidemment que ces ouvertures soient couronnées de succès et continuons de soutenir comme nous l’avons fait depuis longtemps, cette Mission et l’état d’esprit dans lequel elle est menée. Nous suivrons de près les prolongements de la Mission Terre-Océan sur le site
http://www.la-boudeuse.org qui a été conçu par l’équipe e-communication de BNP Paribas. Une autre preuve de notre engagement aux côtés de La Boudeuse.
Amicalement