Collaboratrice BNP Paribas Fortis, j’ai pris quelques mois de congé pour partir en Inde et m’investir dans le management d’ESAF Microfinance and Investments (Private) Ltd (« EMFIL ») dans l’implémentation de leur stratégie de croissance ainsi que dans la mise en place d’un système de gestion de performance sociale.
Basée à Thrissur dans le Kerala (sud-ouest de la péninsule indienne), cette institution de microfinance fut initiée en 2006 par ESAF India, une ONG engagée dans le développement des communautés depuis 18 ans. EMFIL fournit divers produits financiers à plus de 230 000 clientes exclues du système bancaire.

En parallèle ESAF India et ses sociétés associées fournissent une myriade de services visant à soutenir l’émancipation économique et sociale de ses clientes, par exemple en fournissant des formations techniques, en leur facilitant l’accès au marché, en développant leur capacité de production, en développant leur propre marque de commerce équitable, en offrant des assurances santé, en organisant des forums sur diverses problématiques affectant les communautés tel que le sida, en supportant les communautés dans la reconstruction post-tsunami… Et la liste est encore longue !
J’ai découvert dans EMFIL une organisation profondément sociale qui a su préserver sa mission originelle malgré sa transformation en institution réglementée. Portée par l’optimisme de son management, EMFIL envisage de s’étendre davantage.
Un des principes de base de la microfinance est la double mission de performance sociale et financière.
Dès lors, une institution en pleine croissance telle qu’EMFIL doit s’assurer que ses systèmes, polices et procédures soient suffisamment développés pour assurer et préserver sa responsabilité sociale et de facto la protection du client.
Travailler en Inde est une expérience extraordinairement enrichissante même si cela relève parfois du challenge entre les coupures de courant journalières et la chaleur suffocante (36 degrés et 70% d’humidité, sans air conditionné bien sûr!).
Tout au long de ma mission qui a duré un mois, j’ai eu également l’occasion de rendre visite à quelques clientes et de discuter avec elles de l’impact du microcrédit dans leur quotidien.
Najeeba produit des décorations pour éléphants. Grâce à son microcrédit, elle a pu acheter du matériel et étendre son affaire. Les demandes affluant de toute l’Inde, Najeeba emploie aujourd’hui plusieurs femmes dans son village.

Je suis arrivée à Madras cette semaine pour ma deuxième mission chez IFMR Capital. Le choc entre la campagne calme et accueillante et le trafic et chaos urbain est très intéressant…
Je ne manquerai pas de vous faire part de mes nouvelles expériences …














