En juillet, l’Unesco a inscrit le complexe minier du Grand-Hornu au Patrimoine mondial de l’humanité. Cette consécration a été célébrée le 7 septembre dernier. Implanté dans le Borinage, en Belgique, le site du Grand-Hornu est surplombé par un énorme terril, témoin de l’activité minière intense qui y a régné aux 19ème et 20ème siècles. Il est entouré par le Coron du Grand-Hornu, une cité de 450 habitations qui accueillaient, à l’époque, des ouvriers venus des régions avoisinantes.

L’exploitation du charbon a cessé depuis longtemps et des propriétaires privés ont remplacé les mineurs dans le coron. Les magasins, écuries, ateliers de construction, fonderies de cuivre et de fer accueillent aujourd’hui des expositions organisées par deux ASBL : Grand-Hornu Images et le Musée des arts contemporains de la communauté française (MAC’s).

Pour assurer la pérennité de ce site exceptionnel, une nouvelle asbl, la Fondation du Grand-Hornu, a été créée en mars dernier.

Cette fondation s’appuie sur deux partenaires majeurs du secteur privé, Akzo-Nobel et BNP Paribas Fortis. Elle s’est lancée un premier défi : l’embellissement du site, qui passe par la remise en peinture des façades des 450 habitations.  Ces travaux sont réalisés par les écoles techniques et professionnelles de la région en collaboration avec le Forem. BNP Paribas Fortis offre des solutions de financement avantageuses et aide les propriétaires à constituer leurs dossiers d’aide de financement. De son côté, Akzo-Nobel fournit la peinture.

Un projet qui présente une dimension à la fois sociale, sociétale et culturelle.

Le Grand-Hornu a été construit entre 1810 et 1830 par Henri De Gorge, capitaine d’industrie d’origine française. Le site est géré au quotidien par l’ASBL Grand-Hornu Images et le MAC’s, qui y organisent des visites guidées en français, néerlandais, anglais, allemand et italien, des stages scolaires ainsi que de nombreuses expositions d’architecture, de design et d’art contemporain. Le complexe accueille chaque année 70000 visiteurs, dont près de 40% sont néerlandophones.