Les problématiques autour de la préservation de l’environnement connaissent une médiatisation et une sensibilisation fortes au niveau mondial : dérèglements climatiques et trou dans la couche d’ozone, film d’Al Gore ‘’La vérité qui dérange’’, Grenelle de l’environnement en France, multiplication des conférences internationales sur le sujet…, contribuant ainsi à une prise de conscience générale.

L’implication des entreprises autour des problématiques environnementales devient également de plus en plus importante. L’informatique des entreprises, outil de production devenu essentiel, ne peut pas échapper à cette démarche : selon le Gartner, l’informatique est responsable de plus de rejets de CO2 que le transport aérien.

De nombreuses entreprises ont compris les enjeux de la mise en œuvre d’une stratégie informatique plus respectueuse de l’environnement.

En bref, qu’est ce que le Green IT ?

L’informatique verte, mieux connu sous le nom de ‘’Green IT’’ (ou encore ‘’Green computing’’) regroupe l’ensemble des initiatives visant à limiter l’impact de l’informatique sur l’environnement. Plusieurs aspects sont à prendre en compte : la conformité du matériel aux normes environnementales, sa consommation, son stockage, son recyclage, … mais aussi le cadre législatif, l’éthique et la sensibilisation de l’utilisateur final.

Cette démarche ‘’éco responsable’’ a pour but de réduire les consommations d’énergie, limiter l’empreinte carbone et ce, idéalement tout au long du cycle de vie des infrastructures informatiques de l’entreprise.

Un peu d’histoire de l’informatique verte

Le Green IT s’inscrit dans une démarche plus globale de développement durable. La notion de développement durable qui apparaît 1987 marque le début d’une réflexion autour d’un nouveau mode de développement : « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».

L’application par les entreprises du concept de développement durable s’intitule Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE). Cela signifie que l’entreprise doit non seulement se soucier de sa rentabilité et de sa croissance, mais aussi de ses impacts environnementaux et sociaux.

Les prémices du Green IT apparaissent avec la création des premiers labels environnementaux décernés à des produits qui ont un impact réduit sur l’environnement.

Une des premières références au Green computing est apparue peu de temps après le lancement en 1992 d’Energy Star. Ce label avait comme ambition de promouvoir la réduction d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre. Créé aux Etats-Unis, il concerne au départ les unités centrales et les écrans et a été étendu par la suite à d’autres équipements de bureau et même à des bâtiments. D’autres pays, notamment au sein de l’Union Européenne, ont adopté ce label américain qui est toujours d’actualité.

Depuis environ 2004, on assiste à une accélération des initiatives autour du green it. Selon le Gartner Group, l’informatique verte figure parmi le top 10 des technologies stratégiques en 2008.

L’engagement croissant des entreprises pour une informatique plus écologique va de pair avec le développement des préoccupations autour de la RSE. L’informatique verte n’est qu’un des aspects de l’évolution nécessaire à opérer pour l’avenir de l’entreprise et de la planète. Tous les champs d’action et d’interaction d’une entreprise doivent être pris en considération à travers le prisme d’un développement durable.

A lire aussi

Dossier Green IT de l’Atelier BNP Paribas (mars 2008)

Liens utiles

Définition de Green IT sur Wikipedia
The green grid
L’Atelier BNP Paribas